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17 mars 2007 : La Réunion, petit bout de France perdu dans l'océan indien

28 mars : Dernier jour en France

Sauf pour Riaz qui sort courir, acheter le Quotidien de la Réunion (où l’on parle du Tour des Energies !), et quelques fruits pour offrir à ces dames les vitamines d’un jus fraîchement pressé.

Zou, on file à l’AFD discuter voyages avec Mr Mayet, avant de nous enfiler un nouveau sandwich bouchon-ketchup, et de passer l’après midi en courses diverses (coupe-ongles, protège-bas, euros, cache pour appareil photo, photos AFP, journaux... drôle de panier que celui là !). Pause glace (vanille bourbon = marvellous !) avec Mr Omarjee qui nous offre des T-shirts souvenirs de son école, et nous filons retrouver Mr Lotz à EDF. Pendant que Blandine discute thèse avec les Etats-Unis, Elodie et Riaz se familiarisent avec les péréquations tarifaires pratiquées dans les DOM, ainsi que l’ingénieurie des tarifs de rachat d’électricité verte.

Retour à Boucan, c’est pâtes et bourrage d’Humpty et Dumpy. On discute possible action commune avec Eden Energy, et Blandine découvre, mais un peu tard, que sa solution miracle pour envoyer nos vidéos – du traitement que nous leur avions fait subir duquel nous n’étions guère satisfaits – en France n’est qu’une impasse (comment ça, faire passer 40 Go d’images lui aurait pris 140h ?). On ne l’y prendra plus ! (heureusement que les Christo-cousins menés par Jean s’avèreront une merveilleuse online hotline !)

Le 9 mai, selon blogvert :
Je vie viens de parcourir les posts sur La Réunion. Est-ce que je me trompe ou est-ce qu'il n'y a aucune mention  de l'énergie solaire? (sauf les éoliennes mais rien sur des capteurs? thermiques ou PV?)

Le 10 mai, selon Blandine :
Bonjour,

effectivement, ce blog est très incomplet. L'ayant rédigé dans les rares trous de notre emploi du temps en voyage, nous n'avons pas trouvé le temps d'y revenir une fois rentrées en Europe.

Notez que sa fonction première n'était pas de présenter les pays que nous traversions et les projets que nous y visitions, mais à faire part à ceux qui suivaient notre voyage de toutes les aventures qui  ne manquent pas d'arriver quand on part si longtemps de chez soi.

Pour revenir au sujet qui vous intéresse: le conseil régional de la Réunion a lancé le PRERURE, une initiative dont la vocation n'est rien moins que l'autonomie énergétique de l'île. Le solaire y a donc une grande place (surtout thermique), de même qu'un projet de tram-train qui traverserait l'île, des pistes pour exploiter la géothermie, des projets autour de la biomasse (les centrales du Gol et de Bois-Rouge tournent déjà au charbon-bagasse). Dans les cirques isolés, le solaire PV se présente comme une solution tout à fait adaptée à l'approvisionnement électrique de ces zones très reculées. Le déploiement de ces options renouvelable se fait dans le cadre de politiques incitatives - dont l'Ademe/Réunion saurait vous donner les détails.

Blandine et Elodie
PS: un peu plus de détails sur les projets visités par le TDE sur www.letourdumondedesenergies.com et dans le livre qu'il présente.

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27 mars : a - Marathon réunionnais : il faut partir à temps !

Un bon bol de céréales (avec morceaux de chocolat et noisettes hachées – un régal !) et quelques cafés plus tard, nous voilà sur le pied qu’il faut pour attaquer notre journée marathon.

8h33 : arrivée à l’ADEME où nous sont exposées les actions de l’agence en termes de maîtrise de l’énergie sur l’île

10h30 : arrivée à l’école de l’Ancien Théâtre, à Saint Denis. Pendant que Riaz range la voiture, Blandine et Elodie font connaissance avec la classe de CM2 qu’enseigne Mr Omarjee. Elles y répondent à de nombreuses questions sur leur itinéraire, et sur la thématique énergétique qu’ils ont commencé à aborder en compagnie de Bob, Alice, Monsieur Albert et Schrödinger.


Riaz arrivé, la classe est partagée en deux groupes : le premier accompagne Riaz et Elodie à la salle informatique – dont Mr Omarjee a obtenu la veille d’un technicien qu’il vienne enfin réparer 5 des 7 machines en panne depuis trop longtemps pour s’en souvenir - pour apprendre à tirer parti au mieux du site internet de Prométhée (Fabien : merci mille fois pour ton travail extraordinaire !) et commencer à poster sur ses forums. L’atelier a beaucoup de succès – au point que nous devrons plus tard modérer les ardeurs posteuses de certains... et prévoir des tranches horaires dédiées à répondre à toutes les questions ainsi posées par les aventuriers qui nous accompagnent le long de notre voyage ! Pendant ce temps, Blandine continue la série de questions-réponses en classe et sous la supervision du professeur.

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27 mars : b - Les éoliennes de Ste Suzanne

Le temps passe vite en si bonne compagnie, et il est déjà l’heure d’aller déjeuner. Nous filons prendre un sandwich (dont tandoori – quand on vous dit que c’est l’Inde ici !) et des balfi (carrés très sucrés puisqu’essentiellement à base de lait concentré et de sucre) en compagnie de Mr Omarjee, et achetons sur le chemin du retour le vol qui nous emmènera à l’île Maurice (n’allez pas pour autant imaginer que nous voilà parties pour une lune de miel sur plages de sable blanc et les pieds dans l’eau délicieuse – pour rejoindre Johannesburg, notre hub africain, il faut d’abord relier l’aéroport mauricien ...).
 
Zou – ni une ni deux, toute la classe monte dans un bus qui a quelque peine à gravir les derniers mètres qui nous sépare de la ferme éolienne de Sainte Suzanne. Le cyclone qui couche les éoliennes a aussi fait, semble-t-il, quelques dégâts sur le chemin de terre qui serpente entre, toujours, les cannes à sucre qui tapissent les pentes de l’île d’un vert printemps qui ondule avec le vent.
Couche les éoliennes ? Et oui, nous sommes bel et bien en pays cyclonique. Dès lors, il faut se garder de la force du vent dont on espère récupérer, à ses heures tendres, l’énergie. Les éoliennes sont donc conçues plus légères qu’habituellement : elles n’ont que deux pales, et ne sont pas aussi grandes qu’on peut les voir ailleurs (elles culminent à 60 mètres). Elles sont aussi équipées de treuils qui permettent de les poser au sol en 45 minutes, sur avis d’arrivée de cyclones. Interesting, isn’t it ?

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27 mars : c - Et la finish line en beautée du Conseil Régional

Après la photo de classe prise au milieu des champs par un photographe AFP, descente de la colline dans le car qui a perdu sa clim (dur !) pour arriver avec quelque retard au Conseil Régional (majorité : communiste) où nous sommes fastueusement accueillis dans l’hémicycle dans lequel les élèves prennent place pour poser à deux élus quelques questions sur l’objectif d’atteinte de l’indépendance énergétique d’une île dont la population continue de croître. Ceux-ci en profitent pour nous exposer les orientations poussées par la Région, et insistent en particulier sur le projet de tram-train qui accroîtrait singulièrement l’offre de transports en commun. La réunion prend fin après la présentation qu’Elodie fait tant aux enfants qu’aux conseillers régionaux de notre projet, et tous s’éparpillent dans le hall du bâtiment futuriste pour attraper un rafraîchissement, se faire interviewer par les journalistes de RFO et Témoignages, filer à la préfecture discuter biocarburants.

Une dernière photo sur les marches du siège de la région, et nous voilà de retour à l’école avec suffisamment de retard pour avoir pu inquiéter les parents des uns et des autres.

Riaz récupère sa voiture – et notre repas du soir, sous forme de plats à emporter confectionnés par sa mère (merci madame !). Au menu, de retour à Boucan, c’est samoussas et patés créoles – ainsi que vous pouvez l’imaginer, il n’y eut aucun reste !
Longue discussion pour mise à plat de ce qui pourrait mieux se passer dans notre organisation et veille internet pour Blandine qui étudie avec beaucoup de sérieux la possibilité de remplacer l’étape kenyane par un passage en Zambie (il semblerait que Nairobi ne soit pas très sûre en ce moment) : demain, rien de prévu avant 11h30 !

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26 mars : a - Arrivée de Blandine à Roland Garros

Drôle d’idée que d’atterrir à l’aéroport Roland Garros de Saint Denis de la Réunion toute de jean, de manches longues et de bonnes et costaudes chaussures de marche vêtue !


[pardonne moi, cher lecteur, j’abandonne a partir d’ici accents et apostrophes – ce clavier angolais ne m’est pas des plus familiers, et c’en devient tout a fait penible. Certes, la tecnica de informatica que je suis, according to mon visa, devrait sans trop de souci savoir basculer d’une langue de clavier a l’autre – mais allez savoir d ou vient cette amnesie soudaine qui m en rend incapable !]

C’est pourtant celle qu’eut Blandine, retrouvée sous les drapeaux du parking par Riaz et Elodie tout juste sortis des embouteillage de l’île. Humpty [vous vous souvenez? Le sac blandinien …] enfourné dans le coffre du carosse rouge de Riaz, qui, en poste à la Réunion, a eu la gentillesse de nous consacrer ses deux semaines de vacances, nous prenons la route pour Saint Andre.

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26 mars : b - Mini briefing réunionnais

Les villes sont ici beatifiquement dotees de noms propres bien français. De St Denis, on file a St Andre, Ste Suzanne, St Benoit, St Pierre, St Paul ... un chapelet protecteur a reciter a ses heures perdues – ce qui est assez difficile a trouver, tant la mer constitue un merveilleux point de repere. La topographie de l île permet en effet essentiellement d’en faire le tour, et de la traverser de part en part via la plaine des Sables. Les cirques de Mafate, Cilaos et Salazie, nes de l’écroulement d un cone de volcan bati au dessus du point chaud qui a ressurgi au sud de l ile, sont autant de creux infranchissables et particulierement peu accessibles. Ces qualites, outre qu’elles compliquent l’approvisionnement en nourriture et la maintenance des panneaux solaires installes dans ces bassins aux parois vertigineuses, en firent le refuge des marrons, ces esclaves en fuite qui s’y installerent, et dont les histoires telles celle d’Enchaing et de son piton font partie du patrimoine de l’île.


A Saint André, c’est de sandwichs aux bouchons que nous nous lestons l’estomac, après avoir passablement erré pour trouver un snack bar ouvert à ce qui est vraisemblablement une combinaison heure-jour indue. La cuisine réunionaise est un savant mélange d’inclinaisons indiennes (cari – cela ressemble t il pas a du curry ? samoussas, bonbons piments ...), asiatiques (le bouchon est tout a fait cousin des delices vapeurs chinois tels que nous les rencontrons dans tout resto chinois qui se respecte), européennes et africaines (bonbon piment !). C’est ce mélange qu’on retrouve d’ailleurs chez les habitants de l’île, ainsi que dans les religions qu’ils y pratiquent.

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26 mars : c - La bagasse de Bois-Rouge

Nous voilà sortis de la grande route pour traverser un champ de cannes (a sucre) au fond duquel se dresse la sucrerie-distillerie de Savanna. La dégustation de rhum sera pour une prochaine visite : nous nous intéressons aujourd’hui au back office, à savoir l’usine de co-generation de chaleur (pour traiter la canne, en faire du sucre ou en distiller le jus) et d’éléctricité, qui fonctionne sur un duo énergétique – bagasse et charbon. 

La bagasse est ce qui reste de la canne a sucre une fois qu elle est broyee et que son jus en a ete extrait. Volumineuse,  peu intéressante à stocker, elle a historiquement été valorisée par les sucriers qui la brûlaient pour obtenir la vapeur nécessaire à extraire le sucre de la canne à sucre. Elle est disponible pour les deux sucreries (et les deux centrales thermiques cogénératrices qui y sont co-installées et exploitées par la SIDEC qui revent l’éléctricité ainsi produire a EDF) de l´île pendant la période de campagne sucrière, de juillet à octobre (NB : environ 1.8 millions de tonnes de canne a sucre sont recoltees et traitees annuellement sur toute l’île, et par ces deux usines). 

Cependant, le réseau a besoin d’une puissance électrique disponible et correctement dimensionnée non pas 4 mais 12 mois par an ... il a donc été nécessaire d’équiper ces deux systemes de chaufferies qui, en brulant de la bagasse chauffent de l eau pour produir de la vapeur et entrainer des turbines productrices d electricite, de telle sorte qu ils puissent s accomoder d un autre combustible que la bagasse quand elle n est pas disponible. En l’occurrence, du charbon. Au final et sur un an, 30% de l’electricite produite par ces chaudieres bicombustibles vient de la bagasse, et 70% du charbon. Comme souvent quand il est question d’energie renouvelable, c est la disponibilite de la ressource qui limite ici la possibilite de la plus mobiliser. 

Une nouvelle voie est aujourd’hui étudiée pour augmenter la quantite de combustibles ´verts´que pourraient brûler ces centrales, et donc limiter le recours au charbon (sud-africain ! à 5 jours de bateau, c’est imbattable !), fort emetteur de CO2 (rappel : pour une meme quantite d’énergie, on émet 100 de pollution avec le gaz naturel, 150 avec le pétrole et 200 avec le charbon). Il s’agirait de récolter et préparer les déchets dits verts, et de les brûler comme la bagasse, ce qui aurait l’avantage additionnel de moins solliciter les centre d’enfouissement de déchets qui arrivent à saturation. ‘En métropole’ comme on dit ici, ils sont correctement valorisés dans une filière de compostage efficace. Un tel recyclage ne trouverait pas sa place sur l’île, notamment du fait que l’amendement naturel des sols suffit à les fertiliser. D’où l’idée de les utiliser comme combustible pour faire de l´électricité ...

Après que nous avons été briefés par le directeur de l’usine sur les différentes étapes du développement de son outil industriel et leur intégration dans le paysage énergétique – contraint par l’insularité – de la Réunion, nous avons visité l’usine, et jeté un coup d’oeil dans la gueule du monstre qu’en est la chaudière. Du haut des escaliers metalliques qui encadrent la machine de production, la vue sur la mer d’un côté et les champs de canne vert tendre de l’autre sous un soleil de fin d’été qui eclaire quelques moutons blancs paisiblement paissant dans un ciel joliment bleu – est toute pastorale, sur fond de production industrielle.

Back in the red carosse, nous reprenons la route du littoral pour arriver à Boucan Canot où loge Riaz – et nous pour quelques jours. Soirée paisible, douche pour Blandine qui refuse de faire la sieste, préparation d’un exquis cari poulet par Riaz, Elodie et marmiton.org, discussion agréable sur terrasse fraîche avant bonne nuit de repos et départ plein d’allant le lendemain matin tôt.

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25 mars : Flying to Bourbon

Grâce à la vigilance de Mr et Mme Laurenty – Blandine est arrivée tout à fait à l’heure (exploit !) à Orly, d’où elle a décollé sans encombre pour La Réunion. Au programme du vol : Le héros de la famille. Une belle équipe de stars bien de chez nous pour une histoire qui ne peut être que française, sur fond de vie réinventée par de jeunes pieds noirs dans un cabaret qui sera toute leur vie …

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