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6 avril 2007 : Sur les traces de David Livingstone en Zambie

13 avril : Journée voyage

Cette fois-ci (une fois n’étant pas coutume !), nous résistons héroïquement à Out of Africa et choisissons sagement de liquider nos derniers rands dans une bouteille de vin pour le père de Blandine.
La journée s’annonce fatigante (Johannesburg- Nairobi – Dubai – Lahore) et pas follement excitante. Nous nous consolerons dans la visite des aéroports !
Avant de passer quelques heures dans le premier de la liste, Nairobi, nous écarquillons les yeux pour imaginer le pays que nous avons rayé de notre itinéraire. Le Kenya vu du ciel (nous prendrions-nous pour Yann Arthus Bertrand ?) nous paraît bien sec comparé à la luxuriante Zambie. Rien de tel pour nous faire croire que notre choix était le bon, bien entendu... Nous achetons quelques babioles kenyanes avant de repartir pour notre deuxième destination, Dubai. Sans avoir visité la ville, on peut en deviner l’exubérance et l’artifice un peu tape-à-l’oeil par son aéroport.  Las Vegas arabe, par le maigre aperçu que nous en avons eu, n’est pas une appellation volée! De 1h à 3h du matin, nous nous perdons dans les myriades de boutiques, faisons du lèche-vitrine, restons interloquées par l’animation (le centre de Paris en plein jour !) et le bourdonnement incessant des milliers de voyageurs, pour finir attablées à un petit café, dollars et euros acceptés, cela va de soi.
De nouveau dans notre moyen de locomotion du jour, qui s’avère cette fois-ci être le dernier (we can do it !) C’est l’occasion d’étrenner la compagnie Emirates Air Line, qui n’a rien à envier à Air France. Elodie (qui aurait mieux fait de dormir) ne peut détacher les yeux de son petit écran qui propose une cinquantaine de films à la carte, et opte pour ‘Casablanca’ (la contre-partie étant une nuit blanche :-( ! ), tandis que Blandine se fait bercer par la première moitié de ‘Happy feet !’ avant de tenter de dormir. Nous arrivons exténuées à Lahore, le 14 au matin.

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12 avril : En route pour Zambia sugar

Aujourd’hui, il est prévu d’entamer notre journée dès 6h30. Loin de nous l’idée de prendre de bonnes habitudes matinales! L’explication est hélas d’un prosaisme déroutant: nous avons un avion à prendre en début d’après-midi, et il nous faut caser dans la matinée la visite d’une compagnie sucrière, Zambia Sugar, qui a la malencontreuse idée de se trouver à quelque une heure et demie de notre lieu de villégiature. Notre petit déjeuner self-made avalé en quatrième vitesse (nous avions renvoyé notre cher Dixon la veille, il ne faut tout de même pas abuser...), nous décollons héroïquement vers 7h, nos sacs énooormes bouclés et chargés. Après notre expérience barcelonaise, nous évitons les plans sur la comète (« nous aurons bien évidemment le temps de repasser par la maison des Mccarthy pour récupérer nos sacs ») qui pourraient nous faire revivre un ratage d’avion.

La route est raccourcie par notre état semi-comateux (serions-nous fatiguées ?  Cela se saurait...). Nous ouvrons les yeux à l’entrée du complexe sucrier, dont l’étendue et le confort nous frappent à première vue. Avant d’arriver à l’usine, nous pouvons apercevoir les quartiers résidentiels (dont le standing paraît bien loin de celui des cases de l’autre côté de l’enceinte...), un centre de formation, un petit hôpital, le tout bordé de champs de cannes à sucre à perte de vue. En d’autres termes, nous voici entrées dans une véritable petite ville.

L’usine est dirigée depuis peu par un Mauricien, M. P. de Robillard, dont nous faisons la connaissance. Après avoir travaillé dans la branche développement du groupe sucrier sud africain, il se retrouve à la tête de cette usine pour un impressionnant projet d’extension. M. de Robillard, très pédagogue, se livre à une décomposition biologique et chimique de la canne à sucre pour nous faire approcher la logique de la valorisation de cette plante. C’est l’occasion de conclure qu’énergétiquement, la canne à sucre est la plante de loin la plus rentable. On peut utiliser la bagasse (la fibre de canne à sucre, une fois extraite son jus) pour la brûler et fabriquer de l’électricité, on peut également transformer la mélasse (le jus de canne) en éthanol. C’est aussi l’occasion de nous faire partager sa vision de la politique zambienne, qui temporise l’optimisme et le dynamisme du ministre de l’énergie qui nous avaient galvanisées la veille. De concert avec une jeune chimiste gabonaise qui nous a rejoint en cours d’entretien, nous apprenons que la Zambie n’est pas aussi dynamique politiquement que d’autres pays africains. 

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12 avril : Dernières minutes zambiennes : le temps court...

Notre temps est compté de retour à Lusaka. Nous avons à : 1. acheter des chocolats à l’adresse recommandée la veille (petit clin d’oeil au week-end de Pâques !) 2. passer au bureau Total pour remercier et faire passer nos petits cadeaux, le tout en une petite heure, histoire de ne pas louper notre avion.

Le choix des chocolats s’éternise un peu (quelle boîte ? que penses-tu d’offrir des petits oeufs de Pâques à nos deux aides de camp, notre chauffeur Patrick et la secrétaire Marie-Bellène ?) et l’emballage qui suit (ô combien précautionneux) est loin d’être une opération rapide. L’heure tournant, Patrick nous presse un peu et c’est en quatrième vitesse que nous rejoignons le bureau Total, remercions toute l’équipe, laissons les chocolats, pour bondir de nouveau dans notre carrosse et filer à l’aéroport...

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12 avril : Dernières minutes zambiennes : le temps court...

Notre temps est compté de retour à Lusaka. Nous avons à : 1. acheter des chocolats à l’adresse recommandée la veille (petit clin d’oeil au week-end de Pâques !) 2. passer au bureau Total pour remercier et faire passer nos petits cadeaux, le tout en une petite heure, histoire de ne pas louper notre avion.

Le choix des chocolats s’éternise un peu (quelle boîte ? que penses-tu d’offrir des petits oeufs de Pâques à nos deux aides de camp, notre chauffeur Patrick et la secrétaire Marie-Bellène ?) et l’emballage qui suit (ô combien précautionneux) est loin d’être une opération rapide. L’heure tournant, Patrick nous presse un peu et c’est en quatrième vitesse que nous rejoignons le bureau Total, remercions toute l’équipe, laissons les chocolats, pour bondir de nouveau dans notre carrosse et filer à l’aéroport...

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12 avril : Soirée internationale à notre hôtel « base arrière » de Jo'burg

De retour à notre aéroport de prédilection, Blandine part faire son petit tour de ronde au poste de police (pas de nouvelles fraîches malheureusement). Rob (nouvelle coupe de cheveux J ) vient nous chercher pour nous conduire à notre hôtel préféré, que nous fréquentons cette fois-ci pour la dernière fois. Notre voyage africain touche à sa fin.
 

Pour l’heure, nous profitons de notre dernière soirée africaine, qui s’avère plutôt internationale. Nous faisons connaissance d’une congolaise enchantée de parler français, d’un argentin baba-cool et de deux soeurs belges en voyage. Autour de nos dîners respectifs commandés par téléphone (ah, Johannesburg et l’impossibilité de se balader le soir pour trouver un petit resto...), nous partons pour une narration haute en couleur de notre voyage. Une petite soirée sympatica !

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8 avril : A la recherche des éléphants perdus

Re-levées à 5h30 (faudrait pas que ça devienne une habitude ...) et l’estomac un peu barbouillé, nous montons avec Jonas le pisteur dans la safari-car. Rugissant de tous les pistons de son moteur diesel, celle-ci nous fait prendre une autre piste que la veille. Mike, le gérant au volant, ne s’encombre pas de pauses culturelles pour admirer la faune, la vue sur le lac, les trois impalas qu’on y aurait peut être vues : aujourd’hui, c’est elephant-day ! Direction donc la zone où on les trouve habituellement, notre progression n’étant freinée que par un troupeau de perdrix africaines qui trouvent la route si confortable qu’elles préfèrent s’y faire courser par notre résistant véhicule plutôt que de s’évanouir dans les forêts avoisinantes.
La pluie de la veille à peine séchée nous permet de goûter aux odeurs du bush. De ci de là, une bouffée fauve nous laisse espérer entendre le craquement de branches qui révèlera la présence de pachydermes barissant. Rien, jusqu’à ce que traverse devant nous une masse grise. Ils sont là ! C’est d’ailleurs toute une famille qui prend son petit déjeuner des deux côtés de la piste. La discrétion de notre véhicule les met en fuite : d’après Jonas, le braconnage encore trop fréquent a rendu les animaux méfiants de toute présence humaine.
Nous faisons demi-tour, l’oeil et l’oreille aux aguets. C’est amusant un éléphant qui court. C’est gracieux aussi : trompe et queue terminée par un plumet noir allongent la silhouette et se balancent à un rythme qui ne semble pas correspondre à celui de leur course. L’impression est ondulante, marine presque, ce qui ne manque pas de nous étonner.
D’ailleurs, les revoilà : sous le couvert des arbres cette fois ci et abrités par le contre-jour, ils sont à peine visibles dans les hautes herbes. On devine leurs dos gris terne, on entend les bris végétaux qui les accompagnent.
Notre curiosité a trouvé réponse : Mike nous raccompagne au lodge, après nous avoir offert un détour par la chute d’eau du barrage qui a agrandi le lac, enseveli l’Old Kalala, et permis d’améliorer les conditions d’irrigation des terres de la région. Nous sommes très touchées par ce dernier cadeau, et ne savons trop comment le remercier de nous avoir emmenées de si bon matin voir les majestueux éléphants.
Bagages bouclés, nous nous reposons en attendant Patrick.

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8 avril : A travers eaux et forêts

Hier soir, nos nouvelles connaissances croates nous ont convaincu de la plus value que consisterait l’emprunt de la piste à travers le parc pour rejoindre Kalomo, plutôt que de reprendre la route de Lusaka puis celle de Livingstone. Si à vol d’oiseau le gain réalisé saute aux yeux (emprunter l’hypothénuse d’un triange rectangle ayant pour sommet principal et Nord-Est Lusaka la capitale), la réalité sera tout autre. Baden Powell n’avait effectivement pas tort quand il écrivait que le plus court chemin dans la savane n’est pas la ligne droite.

Quoique Patrick se méfie de notre merveilleusement bonne idée, renforcé dans sa conviction par le doute émis par le gérant de New Kalala sur la pratiquabilité de la piste, il a la gentillesse de céder devant notre insistance. Après tout, nous avons le temps ...
Et la route est belle.

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7 avril : A la recherche désespérée d'hippopotames

Il nous faut ce matin nous extirper du lit à 5h30 pour entamer le programme de notre première vraie journée zambienne : 6h, à jeun, nous voici en piste pour ce que nous croyions une ‘activité pêche’, et qui s’avère être une observation de la faune à partir du bateau. Aux vues de nos talents cachés de pêcheuses (ou pêcheresses d’aucuns diraient), nous ne perdons pas vraiment au change... étant donné que notre passion pour la pêche à la mouche et ses longues heures d’attente reste à découvrir.
Nous ne sommes pas seules à grimper dans l’embarcation ce matin. Une armada zambienne, ie une famille au complet, parents et leurs 5 enfants, prend place avec ses deux glacières, son thé et accessoirement, nos deux humbles personnes. Ce n’est peut-être pas l’idéal si la qualité de l’observation est tributaire de la quantité de décibels émis au m2... par chance, les animaux dont nous partons à la recherche sont essentiellement oiseaux et hippopotames, que nous n’avons pas franchement à pister sur des centaines de mètres pour approcher. L’objectif avoué de notre périple était la vue de ces grosses bêtes marrons rosées imposantes et, dans nos esprits, débonnaires. Dans les faits, cinq minutes auront été consacrées à la contemplation de trois paires d’yeux et d’oreilles. Le reste du temps, nous avons eu tout le loisir d’être charmées par oiseaux et petites embarcations de pêcheurs, et de perfectionner les talents photographiques essayés la veille au soir en mitraillant le lever de soleil.

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7 avril : 'Whena somba ?'

La clef du mystère de notre sortie sur le lac réside dans ces deux mots. Après avoir aperçu de loin les hippopotames immergés, et écouté sagement les explications de notre guide (les bateaux ne doivent pas s’approcher trop près des hippos sous risque de se faire renversés), nous étions persuadées que le guide comptait nous emmener dans un coin du lac où nous pourrions les observer à loisir, hors de l’eau, de pied en cap, la gueule béante et mugissant!

A chaque fois que nous rencontrions des pêcheurs, la même question était posée par notre guide ‘Whena somba ?’. Plutôt que d’éclaircir la signification de cette question, nous nous perdons en élucubrations diverses et variées. Blandine convainc Elodie que ‘Whena’ doit venir de l’équivalent arabe et signifie très probablement ‘où ?’, tandis que nous sommes sûres de nous, en attribuant la traduction ‘hippopotames’ à ‘somba’ (sinon, pourquoi est ce que le Roi Lion de Disney s’appellerait Samba, hein ? On se le demande...). La question posée aux pêcheurs rencontrés devait donc logiquement nous mener au lieu de villégiature favori de nos amis hippos.

Bien malheureusement, d’hippos, point, nous contribuons cependant à ce que nous prenons pour quête du Graal locale en hochant solennellement la tête aux pêcheurs rencontrés, à chaque fois que la question magique est posée. L’heure avançant, nous nous faisons petit à petit à l’idée que les paires d’yeux et d’oreilles sont ce qu’il nous restera de notre chasse au trésor. Tandis que nous délaissons nos hippos pour de merveilleurs paysages et la faune aviaire (notamment l’aigle qui orne le drapeau zambien), nous assistons amusées au marché de la famille zambienne. Pour quelques kwachas, les deux glacières (qui contenaient les victuailles de la matinée) sont remplies de poissons fraîchement pêchés. Blandine se prend de passion pour le photo reportage (en souvenir de la nuit angolaise passée sur celui de Paris Match....). Comme quoi, si nous ne venons pas au poisson, le poisson vient à nous, c’est bien connu ! Enquête a posteriori qui vous amusera : pour confirmer nos hypothèses, en raisonnables scientifiques que nous sommes, nous finissons par poser la question qui nous brûlait les lèvres (imaginant déjà leur regard pétillant d’admiration : comment ont-elles fait pour deviner lesdits mots de nianja ?). Notre déception fut à la hauteur de nos élucubrations... ‘Somba’ signifie ‘poisson’, tout bêtement, et la question posée, loin d’être au coeur de notre chasse aux hippos, était une question toute dénuée de poésie animalière. Si nos souvenirs sont exacts, elle consistait grosso modo à ‘Avez-vous du poisson ?’. Nous jurâmes, mais un peu tard, qu’on ne nous y prendrait plus...  

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7 avril : Qu'il est bon de dormir !

Rentrées à 8h du matin, nous partons prendre un petit déjeuner mérité. En guise de balade digestive, nous prenons le parti de nous recoucher pour quelques heures... pour rouvrir les yeux quelques minutes avant le déjeuner, à 13h.
Le déjeuner fatigue, cela est bien connu, d’autant que notre prochaine activité est à 15h et que nous n’aurons pas le temps de faire grand chose. Elodie trie les photos pendant une petite heure avant de finir dans les bras de Morphée, tandis que Blandine compte les moutons du plafond...rattrapage de sommeil, quand tu nous tiens !

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7 avril : Premier safari : où sont éléphants, léopards, panthères, lions ??

Nous retrouvons dans notre jeep – safari la famille zambienne de la matinée. Tout excitées par notre première sortie de ce genre, nous assaillons notre guide Jonas de questions naïves et enfantines : dis, papa, on verra des lions ? des panthères ? des zèbres ? des éléphants ? Ses jumelles d’expert en poche, amusé par notre enthousiasme, celui-ci nous répond calmement. Des lions et panthères, il faut être chanceux en cette période de l’année. C’est en effet la fin de la saison humide, et les herbes sont hautes. Des zèbres, peut-être. Des éléphants, sans aucun doute. Nous acquiescons sagement. ‘Dis, Blandine, le monsieur a dit qu’on verrait des néléphants’ :-) 
En voiture Simone ! Tout le monde prend place dans cet étrange véhicule à mi-chemin entre une jeep et une tente ouverte, qui permet à tous de profiter de la vue et de l’air libre. La première découverte est sur la droite : des impalas (antilopes), qu’il nous faut pas confondre avec les poukous (ne nous demandez plus, par contre, la différence... c’est un peu comme le nombre de bosses entre le chameau et le dromadaire !) . Les oiseaux sont aussi passionnants à observer. Nous voyons à plusieurs reprises l’aigle zambien.
 
Mais voici que, horreur et damnation, nous fonçons en direction d’un nuage gris virant sur le noir. Quelques gouttes commencent à perler de notre abri de fortune, masquant pour quelques minutes encore le déluge qui s’abat. L’orage éclate enfin, le temps pour nous de stopper notre véhicule dans un village perdu au milieu de nulle part et de trouver un petit coin de toit où nous abriter. Tout le monde descend en catastrophe, il était temps. Les dieux expriment, c’est bien le moins qu’on puisse dire, leur mécontentement : l’orage est diluvien.
 
Prenant notre mal en patience, nous sortons nos armes devenues favorites, ie nos appareils photos, et observons avec amusement les enfants du village jouant avec l’eau ruisselant des toits. Nous sommes dans ce qui a dû être un hangar il y a quelques dizaines d’années. Les enfants se sont rapprochés de nous. Nous découvrons avec ravissement que tous parlent anglais très correctement. Ils l’ont appris à l’école, et sont très étonnés d’apprendre qu’en France une autre langue est parlée.
 
Cela fait plus d’une heure que nous attendons que l’orage passe : rien de tel, bien au contraire, maintenant, à la pluie s’ajoute la nuit qui tombe, ce qui n’enchante qu’à moitié notre conducteur. Avant qu’il ne soit trop tard pour qu’on puisse observer quoi que ce soit, en piste ! Nous remontons en procession dans notre safari-jeep, qui s’avère être nettement moins confortable que quelques heures plus tôt. Ouvert à la pluie, au vent, le charme est moindre. Mais CCA, ie ‘C’est ça, l’Afrique !’... et l’aventure, quelque part ! Nous ne sommes certes pas au Kruger Park d’Afrique du Sud où les jeep font du pare-choc contre pare-choc dès qu’un animal est en vue, ce qui a pour conséquence malheureuse que nous voyons très certainement beaucoup moins d’animaux : tout seuls sur une piste défoncées, où l’eau a grossi les flaques par un facteur trois, obligés de faire demi-tour sur notre ‘route de l’éléphant’ à cause des mauvaises conditions, et grelottant (de froid, qui l’eut cru, en Afrique ?) en espérant ne pas attraper la crève, à encore une petite heure de route de l’hôtel, nous croisons les doigts pour que n’arrive pas un problème technique qui nous coince au milieu de nulle part. C’est dans ces moments là que notre admiration pour les premiers explorateurs devient sans bornes J Parce que, avouons le, même avec un problème technique, le téléphone portable fait encore des miracles...
 
La nuit est tombée, et Jonas a sorti une lampe torche digne d’un phare breton (non, pas le gateau, l’autre...). Il ne désespère de nous trouver les bêtes promises et balaye consciencieusement le panorama des deux côtés de la piste. Nous n’y croyons qu’à moitié, et pourtant, nous découvrons qu’il est possible de voir briller les yeux des animaux avec une luminosité tout à fait impressionnante. D’où cela vient-il, nous n’en avons strictement aucune idée, mais pour vous donner une idée de la puissance, mettez deux ampoules 100W à la place des yeux de nos braves bêtes, et vous imaginerez ce que nous nous voyons lorsque l’une d’entre elle a la bonne idée de tourner la tête vers le faisceau lumineux. Sachez que face à notre torche, les antilopes ont des yeux jaunes vifs, alors que les hippopotames révèlent des yeux rouges : il va falloir que nous enquêtions auprès d’un vétérinaire le comment du pourquoi qui nous a échappé. Le charme de l’observation nocturne était toutefois quelque peu nuancé par les conditions ambiantes. Passées les premières minutes d’attention, nous ne songeons plus qu’à la douche (que nous espérons chaude !) et à des vêtements secs. Un craquement de branche et un pseudo barissement nous a fait espérer une grosse bête (le fameux néléphant !), raté cependant à quelques secondes.  A notre retour, conscient de notre déception, le conducteur, qui est aussi le gérant de l’hôtel, nous propose un « safari de retard pour aller voir les éléphants qu’il nous avait presque promis » le lendemain matin 6h, ‘without charge’. Peut-être le faisait-il par politesse, peut-être avons-nous abusé de sa gentillesse, mais nous avons accepté ! Avant d’aller prendre notre douche méritée.

Le 26 avril, selon Louis :
Dans la Jingle !!!!!

Le 2 mai, selon Elodie & Blandine :
C'était presque la jungle! En réalité, il s'agissait plutôt de la savane, mais c'est tout aussi dépaysant... et plein d'animaux que nous n'avons pas l'habitude de rencontrer! Singes, éléphants, antilopes, hippopotames... une panoplie intéressante, n'est ce pas?
Bonjour d'Inde (nous sommes à New Delhi)
Elodie et Blandine

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6 avril : La Zambie

Pause explicative : pourquoi la Zambie ? Nous avions planifié initialement d’aller au Kenya. Mais : 1. parce que nous avons eu vent d’incivilités à Nairobi qui devait y être notre base arrière, 2. parce que nous étions un peu à la rue question organisation et qu’il ne nous restait pas assez de temps pour prendre en compte convenablement cette nouvelle contrainte, 3. parce que nous étions très fatiguées quand la décision fut prise 4. parce qu’on ne va pas en Zambie 15 fois dans sa vie, et qu’un mini safari pascal suivi d’un détour par les Victoria Falls nous tentait bien 5. parce que le père de Blandine connaît le responsable local de la branche distribution de Total qui était ok pour accueillir deux petites âmes en détresse 6. parce qu’en Zambie, on a la  bonne idée de s’intéresser de près aux biocarburants qui étaient le thème que nous souhaitions aborder au Kenya, nous avons décidé avant de partir en Angola que notre prochaine destination ne serait pas le Kenya mais la Zambie!
Si M. Mccarthy a du rentrer en France (mauvaise nouvelle apprise deux jours avant notre arrivée), il a laissé des consignes pour que nous soyons accueillies comme des princesses. Son assistante Marie Bellène et son chauffeur Patrick nous attendent à l’aéroport, notre lodge dans le parc national de Kafue est réservé, et il est prévu que nous y passions le week-end pascal, tout en profitant du lundi férié pour aller voir les chutes du Zambèze à Livingstone ! Aussitôt dit, aussitôt fait, il ne faut pas traîner car il y a quelques quatre heures de route avant d’arriver à bon port. C’est l’occasion de nous familiariser avec la discothèque country + gospel + musique zimbabwéenne de notre hôte et d’apprendre quelques rudiments de n  nianja, la langue de l’ethnie principale. Sachez que ‘Zicomo’ signifie ‘Merci’, et a le bon ton de dérider tout interlocuteur qui nous prendrait pour des touristes (comment cela, nous ne leur ressemblons pas ?). Notre deuxième botte, au cas où la première ne prendrait pas : ‘Mokabouandja’ signifie ‘Bonjour, comment ça va ?’. Ajoutez à ce duo ‘Nidi Bueno’ (très bien merci) et vous en savez maintenant autant que nous !

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6 avril : Le New Kalala Lodge

Après quatre heures de route dont deux à 160 km/h, les dernières sur piste se limitant à environ 3 fois moins, nous débarquons dans le coin de paradis qui deviendra le nôtre pour le week-end. Petite case en toit de chaume, couvres-lit ‘Lions et tigres’ (le kitsch aurait presque sa place ici, nous dit Elodie), le tout donnant sur le lac Itezhi-Tezhi, nous avons peine à nous remettre des changements de décor de nos dernières 48 heures. Première résolution : nous nous inscrivons pour deux types d’activités le lendemain. Ce sera ‘pêche’ et ‘safari’. Le programme défini, nous prenons le temps de visiter le site accompagnées de Kamuti, jeune zambienne qui travaille ici depuis quelques semaines. C’est l’occasion d’affiner nos talents de photographes en herbe sur un magnifique coucher de soleil...

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