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25 avril 2007 : De l'Inde et de ses contrastes

11 mai : Cochin, la ville aux milles épices (Elodie & Riaz)

Après Goa, direction Cochin. Pour l’occasion, nous découvrons le train de nuit indien. 15 heures de trajet pour 1000 km, dans un train couchette d’un seul tenant où nous sommes 50, où il faut réveiller celui qui squatte votre couchette (du vécu ! L’artiste est même parti avec les draps...),  où le matin vous êtes réveillés par les fortes effluves de la nourriture indienne (aparté : la nourriture indienne aseptisée servie à Paris dans le célèbre passage Brady est très très éloignée de la réalité, qui est disons plus épicée, plus forte en odeur….plus locale !) mangée à même la couchette : INOUBLIABLE!!!  
Bref, nous arrivons fourbus mais heureux à Cochin, la ville aux milles épices. La région du Kerala, dont Cochin est la capitale, a été notre région coup de cœur : nourriture à base de coco, superbe « back waters » (canaux d’eau de mer qui avancent profondément dans les terres et qui font surnommer Cochin la « Venise du Sud »….!), des gens très accueillants, une diversité surprenante des styles, des ambiances, des caractères et des architectures, le tout dans un état….communiste, comme en témoignent les emblèmes fameux, faucille et le marteau en tête !! C’est là que nous avons découverts la médecine ayurvédique. « Sciences de la vie » ou « savoir sur la longévité », l’ayurveda est un antique système médical indien dont les principales théories datent de 5000 ans avant JC. Très complexe et codifiée, cette science comporte plusieurs branches (ORL, pédiatrie, toxicologie….). Elle ne traite pas les symptômes isolés, mais la personne en entier, dans son rapport à l’environnement. En bons touristes pressés, nous avons « subi » une séance ayurvédique, à travers ses célèbres massages. Nous vous recommandons particulièrement le « Sirodara » : Après un massage de la tête et du visage, on vous fait couler de l’huile ayurvédique chaude sur le front, température idoine ni trop chaude ni trop froide, pendant 15 minutes. C’est sensé relaxer totalement et lutter contre l’insomnie….il aura été prouvé que c’est surtout très agréable !
La page culturelle n’aura pas été oubliée : un spectacle surprenant de Kathakali, des danses religieuses indiennes ou chaque expression corporelle (visage, mains, pieds…) traduit une action ou une émotion ; le plus intéressant, outre le spectacle en lui-même est la séance de maquillage des acteurs qui dure plusieurs heures.

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9 mai : Le charme portugais de Goa (Elodie & Riaz)

Goa est une ancienne ville coloniale portugaise, revenue dans le giron indien uniquement en 1961 (comme dans toutes leurs ex-colonies, les portugais ne s’attendaient pas à devoir un jour quitter ces contrées lointaines, et ont laissé nombres de vestiges.)

Le « Old Goa » était au XVI siècle la « nouvelle Lisbonne du sous-continent indien ». Sous l’impulsion de la couronne portugaise et de fameux missionnaires comme saint François Xavier, la principale cité de l’Empire lusitanien rassemblait 200 000 habitants ! Les ravages du Choléra l’ont saigné à blanc et il ne reste aujourd’hui que les églises et les couvents qui forment un saisissant spectacle à ciel ouvert, classé patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Goa c’est aussi l’ancienne capitale des bitniks, hippies….dans les années 70, renommée pour ses plages. Au lieu d’aller surfer sur une de ces plages merveilleuses (snif…), nous avons décidé de prendre un « tour à l’indienne » : une journée de visite du Sud de l’Etat, avec que des indiens, dans un bus non climatisé datant des années 70….Et bien c’était sympa ! Bien loin des circuits touristiques, nous avons pu découvrir des temples hindous enfouis dans la nature et assister à leur cérémonie, hors des circuits touristiques habituels.

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1er mai : créer un GIE ès conservation d'énergie? [French and English]

Monsieur Gupta nous en a beaucoup parlé, et réussi à nous y obtenir un rendez-vous : en route pour TERI’s RETREAT, le centre de conférence et hotel de The Energy and Resources Institute (formerly known as Tata Energy and REsources Institute).


Near DC market, we find a taxi – and do not realize that our custom will definitely make his day, so far is our goal. But that, we don’t know yet. As usual, our Indian indicators have aimed at keeping our impatience satisfied by telling us that the institute is ‘not far’, and if not the usual ’10 minutes away’, should not be more than 30 out of DC. Of course, it’s 45 minutes late that we reach RETREAT – which our guide just left.


A little while after having offered us some tea to try to fix the issue, somebody else tours us around the green premises, presenting the different energy and water saving devices of the Retreat buildings (solar panels that also shed the main hall, natural air convection and air tunnels for air cooling, plant-based water treatment plant to obtain water fit for gardening, producer gas obtained from wood used to generate power …). The place is a cosy and quiet one – and it is very comforting to see this Indian building, not as fashionable or state of the art looking but featuring such realisations.


We get back to Delhi, where we buy half of TERI’s book catalogue. Will we ever read them? Hopefully ! There’s plenty to learn about energy audits, efficient transportation, the reform of the electricity sector in India …


We have lunch in TERI’s underground parking’s canteen – another cheap, yet tasty and filling lunch despite it being set in a not very mouth-watering scenery. From there, we stop by neighbouring IREDA (Indian Renewable Energy Development Agency) where despite our lack of appointment (albeit several mails sent to the head of the agency), we’re very hospitably taken care of and manage to get an interview.


A short one, true, given that it’s already time to leave to go to PCRA (Petroleum Conservation Research Association), where we met Mr AK Goel (Director) and one of his engineers. Both tell us about the various activities sponsored by PCRA, and bring us to the National Biofuel Center which has been set up on the first floor : there, all stages of Biodiesel production stages are being explained. The Indian government has launched a national program to produce biodiesel from jatropha nuts. Oil is extracted from the nuts, and then transesterified to make Biodiesel on one side, and glycerine on the other. Several challenges lay on the way of optimizing this technology, one of which being the possible use of the waste (oil cake contains toxins that make it today non fit for animal feed for e.g.),and the other being the competition with food production. We’re very interested by the PCRA actions – why would we not set up a similar yet private institute in France?


We’re in a hurry – and leave a little awkwardly for DC.

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30 avril : government, canteen and entrepreneur du meilleur [French and English]

Réveil difficile ce matin après la veille tardive d’hier, mais c’est requinquées par un bon petit déjeuner franchouillard et par la joie d’avoir (enfin !) envoyé le dossier de Passion Plus que nous nous mettons en route pour le Ministry of New and Renewable Energy (nouvelle appellation depuis octobre dernier du Ministry for Non Conventional Energy Sources) pour rencontrer le Dr Tripathi, qui œuvre au département solaire.

Outre son exposé sur les réalisations indiennes en matière solaire, celui-ci nous fait part du succès de sa nièce au concours de l’ICS, qui lui permettra d’accéder à des responsabilités équivalentes à celles de nos préfets. Nous le félicitions d’autant plus qu’il prend ce succès très à cœur, l’heureuse candidate ayant eu à réapprendre jusqu’aux rudiments de l’écriture suite à une maladie aux conséquences fâcheuses.

Quelques chiffres gribouillés dans nos carnets de notes, même complétés par l’affabilité du réceptionniste chez qui nous faisons le plein d’Akshay Urja, le bimensuel du ministère lancé en 2005 et qui vise à mieux faire connaître les énergies renouvelables, n’auraient pas été grand-chose si nous n’avions découvert le mess local.

Where does one end up when asking the way to a place where a substantial yet cheap lunch can be had? In our case, we discovered the MNRE canteen – and let us tell you : it’s a real treat ! for less than a dollar, one gets a tasty, healthy and rather filling lunch which could have get us going for the whole day.

Albeit its seemingly not being used by women, and even less frequently by foreigners, which made our girlish and whitish faces look somewhat awkward in the middle of the about 30 people (mostly security officers) seated there, the manager did not seem at all surprised that 1. we came to eat there and 2. asked as practical questions as ‘how much does it cost’ (the short menu was written in hindi), ‘what’s written here’, ‘what should we eat’. If he ever comes to read this blog: thank you very much for being so patient and helpful !

Our apprenticeship is completed by our neighbours, who kindly inform us that this round-shape-looks-like-it’s-made-out-of-potato is a sweet for dessert. They should have added that one must be careful in picking it up : it’s a rather fragile morsel, and Elodie’s strong fingers could do nothing less than crush it to pieces, which left her with only a fraction to bite into !

Hum – we should know by now how dangerous can too big a lunch be : Blandine is hardly awake during our meeting with the very charismatic Dr Ajay Mathur, head of the Indian Bureau of Energy Efficiency (Ministry of Power). After having worked at TERI, he was involved with Suzlon and headed for the World Bank, where he helped design Clean Development Mechanisms as provided for by the Kyoto Protocol, before coming to work for the Indian Civil Service. We were very impressed by his vision and energy: for sure, change is bound to happen fast in this bureau, housed in new offices which strikingly contrast with the old ones of the MNRE.

From there, we find our way to the offices of Cosmos Ignite, where Mr Amit Chugh, co-founder of this innovative company, tells us more about the Mighty Lamp. This device is aimed at providing low income rural families with a few hours of night, which will help them go around with their chores, do their homework, continue some revenue providing activity, even when the sun goes down. A little expensive (around 50$), this device is made of LED lights (which consume even less energy than CFLs) and a battery which is charged via a tiny solar panel. Cosmos Ignite Innovations is working towards decreasing the cost of their Mighty Lamp to around 35$. Quite an interesting venture, which we will tell you more about once we find the time to get down to writing about all the fascinating enterprises we’ve visited so far.

From his place, we rushed to Mittal’s teas, where we learned a lot about how tea is processed, where it is plucked, what are the specificities of Black and Gold, what makes white tea so special (and expensive), and how come Darjeeling is such a different variety. Thanks to the owner who leads us into this fascinating discovery (at least as interesting as becoming more expert at wine tasting – and it’s a French girl speaking!), we fall more than ever in love with tea, and end up buying more than half of the varieties which he sells.

Although Mittal’s shop is in quite a posh market (antique dealers, jewellers …), we manage to find a cheap dinner place (Sweet’s Corner)– and end up regretting it being so cheap (really not our favourite so far). Despite the excellent education which our mothers tried to give us, we have great trouble in finishing our dishes (and lassi – fermented milk – that really won’t make its way quietly to Blandine’s stomach), and drive back to Pascal and Virginie’s where a little work and some sound sleep await us.

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28 avril : the Taj of Mumtaz [Francais]

C'est le grand jour : nous partons à l'assaut des merveilles touristiques de l’Inde. Voilà en clair le programme du WE – et attention, n’allez pas croire que nous faillirons sur cette résolution gloutonne.


Malheureusement, il ne suffit pas ici de se lever matin pour tomber sur le nez d’un Maharadja. Si les résultats des enquêtes menées la veille au soir pour connaître les horaires des trains à destination d’Agra n’ont pas suffi à nous faire comprendre qu’en Inde rien ne saurait être établi par avance avec certitude, l’impossibilité de joindre ce matin l’office de tourisme de Delhi qui pourtant ‘ouvre à 7h30’ nous renvoie au sommier (très confortable) de la chambre d’amis de Pascal et Virginie.


Nous finissons par prendre notre courage à deux mains, et nous équipons pour une embardée rickshawtienne jusque Nizamudin station où nous résolvons fermement de mettre la main sur les billets qui nous permettront de voler vers le Taj Mahal, 8ème merveille du monde. Nous découvrons à l’occasion que s’il est interdit de prendre la circulation à contre-courant (ne serait-ce que sur 5 mètres), la sanction est sévère et certainement pas à la hauteur du délit (corruption ?) : notre chauffeur se voit confisqué – après avoir été rudoyé, et reçu quelques coups rendus mous par la barrière du squelette de son rickschaw – sa licence par un groupe de trois fous furieux pas même en uniforme et qui ne daigneront pas non plus présenter une preuve écrite de leur statut. Est-on policier ici par le simple fait d’être brute ? Si nous essayons de nous interposer tant la scène paraît exagérée, nous ne réussissons qu’à nous faire rabrouer, bien que ce ne soit pas la sanction que nous contestions, mais sa sévérité. Difficile d’ailleurs de suivre les échanges en hindi – et c’est piteusement que nous descendons sur le trottoir de la gare.


Traversant le marché ambulant, zigzaguant entre les voyageurs et mendiants assis en bord de route et tuant le temps à coup de jeux de cartes, de sieste ou de menu marchandage, nous faisons la queue aux ‘current reservations’. Question posée, on nous suggère d’aller plutôt à l’advance reservation quelquepart en bas de la rue. Pendant qu’Elodie continue de patienter ici (sait on jamais ? est on jamais sûr d’avoir bien compris – entre notre anglais, le leur …), Blandine longe de nouveau les étals ambulants où se vendent jus de canne, d’orange, de mangue, de mosambi entre deux charrettes à samboussa, trois vaches errantes et une tripotée de menus enfants tout aussi menuement vêtus. Longue queue au comptoir – elle rebrousse chemin pour retrouver Elodie, souriante sous le soleil et à la mode locale assise sur le trottoir : son statut de touriste promu au rang d’identité par le port fier d’une tignasse claire sur visage pâle et fond d’yeux bleus, n’a pas échappé à l’œil exercé du guichetier, qui a indiqué à sa nouvelle amie qu’il lui suffira de se présenter 45 minutes avant le départ du train à la porte de sa guérite dans laquelle il la fera entrer pour expédier le traitement de nos billets.


Ces détails ‘mineurs’ réglés, il nous reste trois bonnes heures pour découvrir Delhi la touristique. Nous embauchons un nouveau scarabée jaune et noir pour nous faire faire le trajet des ‘must-see’ recommandés par Virginie : petit tour autour d’India Gate, embardée jusqu’au palais présidentiel qui trône, rouge, impassible, accessible au bout d’une immense avenue bordée de pelouses arrosées à la flaque sur une colline de l’Ouest de la ville, et arrivée à Connaught Place où nous nous mettons en quête d’une librairie pour acheter notre ‘roman indien’. C’en seront finalement plusieurs sur lesquels nous mettrons la main au People’s Tree, après avoir changé nos dernières rupees pakistanaises, planqués qu’ils étaient dans l’arrière boutique qui sinon vend divers vêtements à la mode ‘touriste local’ et autres pierres aux pouvoirs brahmaniques.


Nous empruntons ensuite le métro (pas vieux pour trois sous, inauguré il y a max 5 ans) pour nous rendre dans les bazars d’Old Delhi. Pas cher du tout – et fréquenté, ce nous semble, exclusivement par la classe moyenne. Confortable (en particulier question température, ce qui n’est pas un luxe), rapide, silencieux : on plébiscite l’extension de ses lignes !


Delhi, nous dit le guide, n’a jamais pu être gardée par qui l’a conquise – ce qui explique probablement pourquoi nos cousins d’Angleterre ont préféré construire New Delhi qu’investir les ruelles de la vieille ville. A voir comment Blandine s’est fait rouler en achetant ses sarees ‘en soie de Benarès’ pur polyester, il est probable qu’ils aient bien fait. D’ailleurs, on les en remercie : New Delhi est une drôle de ville aux îlots reliés par des autoroutes, sorte de grands fleuves au milieu duquel surnagent ces quartiers autonomes baptisés colonies, et dans lesquelles il faut une adresse de Sioux pour trouver sa destination. Les numéros semblent en effet avoir été distribués pas une loterie imaginaire qui se plairait à juxtaposer 73 et 12. On erre donc de gardien en voisin, à la recherche du C-233 qu’on trouvera au croisement des 400.


Old Delhi, c’est une autre histoire. Fourmillière pour ce que nous en avons vu, d’échoppes en temple, en marchands de rue. Blandine fait ressemeler ses mocassins pour 60 centimes d’euros (et ça va tenir, c’est nous qu’on vous le dit : premier traitement à la glue, cloutage consciencieux, si ça n’arrive pas à Paris en août, c’est qu’on leur aura jeté un mauvais sort !) au pied du temple qui nous accueille à la sortie du métro.


Sarees achetés, il est tout juste temps de retourner à Nizamuddin où Elodie retrouve son ‘ami’ et achète les billets avant que nous déjeunions dans un fast food indien (repas complet pour 30 rupees ~ 60 cents : une aubaine !) et trouvions notre wagon.


Petit mic-mac entre les places, tel père de famille veillant à garder ses poussins sous son aile. Et  nous arrivons 3h plus tard à Agra, après un voyage assis dans train couchette où la sieste est difficile tant elle doit faire avec les annonces des marchands ambulants qui proposent boissons fraîches, samoussas, chips diverses, thé … et se relaient en un flot ininterrompu.


Nous filons au ‘prepaid booth’, nous renseignons sur le prix de la course, et nous laissons finalement sédurie par VK, le chauffeur d’auto-rickshaw anglophone au bagout imbattable et au marketing soigné : il nous montre son book rempli en anglais, français, allemand,… des commentaires que différents touristes lui ont offerts. Impression positive (et, révélons la fin  - elle ne sera pas démentie) : nous montons. Bien sûr, il n’aura servi à rien de négocier le prix de la course pour notre hôtel puisque nous faisons un détour par Sunset Point (quasi aussi fréquenté que ledit boulevard si on compte veaux, vaches et cochons) pour admirer (gratuitement) le Taj Mahal sous soleil couchant.


Et bien, qu’on se le dise, le monument vaut la peine ! Comment se fait il qu’un édifice aussi massif soit aussi gracieux ? mystère et boule de gomme … Nous sommes peu nombreux ce soir : quatre Allemands (?) à notre droite. Caméra et appareil photo dégainés, nous faisons connaissance avec une flopée d’enfants qui nous sollicitent pour obtenir qui un bonbon, qui un stylo (mot magique), qui une piécette. Ils n’en démordent pas ! Ce n’est que l’arrivée d’une famille très policée qui libère Blandine de leurs empressements : pendant qu’Elodie fait connaissance avec deux jeunes Agraiens (?) ravis de perfectionner leur anglais, Blandine amuse la galerie en leur montrant comment marche la caméra et en prenant leurs photos.


Le Taj Mahal est tout bleu maintenant que la Lune s’est levée, et le bûcher du temple au bord de la Yamuna luit de flammes claires, débarrassé de la fumée qui couvrait tantôt la rivière. Au revoir à nos hôtes du soir, on saute dans le rickshaw de VK qui nous dépose à l’hôtel Sheela, à trois pas de l’entrée Est du mausolée. Dîner rapide entre trois groupes très féminins de jeunes touristes, et soirée ciné ! C’est Little Miss Sunshine qui nous délecte ce soir (Merci AP de l’avoir glissé dans les bagages de papa !) : road trip versus notre voyage, nous espérons en sortir aussi rayonnantes que la famille d’Olly !

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26 avril : Moving to DC

Pour se remettre de nos dernières nuits pakistanaises un peu courte, rien de tel qu’un long sommeil. Petit déjeuner de crêpes à l’oignon expédié et une tentative de connexion à internet ratée plus tard, nous négocions notre départ précoce de la pension familiale qui nous hébergeait et bouclons Humpty et Dumpty pour nous rendre en taxi-minibus (rien que ça) chez Pascal et Virginie, où Sherda nous ouvre la porte.

Nous envahissons la chambre d’amis, et filons à ERAI, où Pascal nous met très aimablement à disposition une connection internet (youpie !) et le téléphone qui nous permettra de prendre tous nos rendez-vous à Delhi.

Nous rentrons à Defence Colony (DC) en sa compagnie, et dînons en leur compagnie d’un fameux gratin préparé par Sherda.

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25 avril : 30 minutes de décalage horaire [Francais]

Ca y est, trop vite arrivé et déjà bien là : voici notre dernier jour pakistanais.


La veille, Mokthar nous a tenus longtemps éveillés : c’est qu’il fallait bien lui montrer les clichés pris de la fantastique escapade qu’il avait organisée pour ce WE en zone tribale. Maigre remerciement pour les cadeaux qu’il nous a faits : radab (genre de luth) pour Blandine, et tapis pour Elodie … alors que nous avons été à sa charge pendant tout un WE.


Il faut pourtant se lever pour tenter de tout faire tenir dans nos sacs – peine perdue ainsi que vous vous en doutez.


Pendant que Blandine file retrouver son père au bureau pour lui laisser nos fichiers vidéos à faire dérusher par une entreprise de sa connaissance (n’oublions pas de dire que le transfert desdits fichiers se termine bien sûr dans la voiture de Nawaz qui la dépose à ‘l’office’) et lui dire au revoir en passant, Elodie fait le tri entre ce qu’il faut bien laisser à Mr Laurenty pour un retour à la maison au mois de juin, et ce qu’il fudra s’efforcer de faire rentrer dans Humpty, Dumpty ou leurs deux acolytes ventraux.


Retour supra speed de Blandine dont le sac gît ventre à l’air et entrailles éparpillées sur le tapis du salon où elle aura passé les dix dernières nuits. Regard désapprobateur de Babar Ashraf le majordome, qui se dit qu’elle n’aura pas le temps de toucher au repas qu’il aura préparé – et que sa maman ne sera pas contente du tout de l’hospitalité pakistanaise en voyant rentrer sa fille ‘maigre comme un clou’. Et bien si ! tout rentre (moins les trois sacs laissés à papa), le shawar kamiz est enfilé, on avale les haricots verts à l’huile/patate/viande gentiment préparés et sautons dans la voiture où nous attend Nawaz qui démarre au quart de tour.


Arrivée à l’aéroport, dernières salutations au bas des cartes postales que Mr Laurenty enverra aux écoles, nouveau passage-massage sécurité (ne soyez pas surpris si vous bipez à l’aéroport de Lahore : sommes certaines qu’aussi nues que le Roi nous y aurions sonné – à croire que le détecteur a été réglé pour sentir nos plombages et permettre à Mme aux mains fouilleuses de nous palper gentiment), Blandine a la joie de devoir prouver que ce sont bien des prospectus et autres docs récoltés jusqu’à présent qui font écran aux rayons X en ouvrant Humpty fermé avec tant de peine (agent de sécurité fort dissert rend la chose quasi conviviale) pour conclure son check-in.


Nous filons avec trois quarts d’heure d’avance en salle d’entente, après avoir de nouveau montré patte blanche après la vérification des passeports et fait apposer un tampon sur les étiquettes qui ornent chacun de nos bagages à main. Coca ‘offert’, il est temps de terminer l’écriture de nos dernières cartes postales. Hic : pas de poste à l’horizon. C’est l’offreur de Cola qui sera chargé d’en acheter les timbres et de poster ces brillants écrits, et qui promet la main sur le cœur qui le fera … maman, papa, let us know si vous les recevez !


In the plane, finally.


Et dodo, jusque l’arrivée fort secouée dans le ciel de Delhi.


Récupération bagages, déception de ne pouvoir changer nos rupees pakistanaises, achat d’un nouveau téléphone portable, téléphone à Virgine et Pascal – les amis de Sylvie (cousine de Blandine) dont on ne saura probablement pas assez les remercier pour leur accueil – et direction l’Hotel Sheela (Nehru Place) en prepaid taxi roulant au CNG, ‘family stay’ où nous nous installons, prenons une douche, et filons à Defense Colony à l’invitation de Pascal et Virginie.


Premières impressions delhiotes ? Ville aérée (atmosphère agréablement non congestionnée – merci l’obligation faite par la Cour Suprême à tous les véhicules de transport public – autorickshaws et taxis compris – de rouler au Compressed Natural Gaz), étendue, grouillante de monde et de bruit (klaxon relié à accélérateur, ‘clignotant’ et frein). Vaches errantes, vélos, bus, rickshaws se faufilant. Couleurs. Odeurs, par bouffées. Chaude.


Et dîner français tout à fait bienvenu en compagnie de Pascal, Virginie et la petite fille dont on ratera de peu la naissance J.


Retour via le marché dans notre sous-sol-chambre. Humide, ventilo supra bruyant – dur de résister à l’invitation des représentants d’ERAI en Inde de venir nous installer dès le lendemain chez eux …

Le 1er mai :
J'imagine très bien la tête de Babar Ashraf et de Nawaz .
J'attends avec impatience le récit de votre séjour au Pakistan

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