Prométhée, cette énergie... la votre !
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28 janvier 2007 : Au pays des fjords

6 février : Having hard time to get out in the snow

Time to get out – and to see that it snowed during the night! Our host living on the plateau that delimitates the Northern edge of the Oslo basin, we benefit from a very lovely view of the newly white city … so lovely that Blandine forgets to look where she sets her feet on and rediscovers her talents for clowning by very artistically falling on her butt, which won’t even be bruised, her bulky front-and-back-packs having absorbed all that could have hurt this very dignified part of her body.

 Well, it’s really cold down there, so off we go – and try to make our way on a narrow path between bush hedges and an imposing garbage truck which certainly won’t give way to our triple thickness, but who cares: painting our sleeves in dusty grey is the fee we have to pay to get on. Which we do, before trying to cross a white desert of snow. Doesn’t look too bad, doesn’t it, who would complain about a 500 meter long trip? well, we find plenty of valid excuses for groaning our breaths off, given that we have to cope with our never-so-heavy bags + steep slope + slippery snow + bad shoes + freezing fingers …

Heavy bags you say? Civilized countries benefit from a glorious invention: ‘left luggage centers’ (travelers to France really must hate the Vigipirate obligations …), and thanks to a South African who lived in Congo and Zambia we quickly identify the Oslo station one.

Le 26 mars, selon FLOUPI :
c'est quoi exactement la chasse au gaspi?
une eleve des ecuyers a saint germain en laye

Le 26 mars, selon Blandine et Elodie :
La chasse au gaspi est un grand jeu qui doit te permettre d'identifier les actions permettant de traquer le gaspillage de l'énergie. En mettant celles ci en oeuvre, tu seras une citoyenne responsable, en marche vers le développement durable ! Nous répondons avec joie à tes questions sur notre blog, mais te conseillons de plutot poser tes questions sur le forum des élèves, qui est fait pour cela.

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6 février : Our first political experience: in the corridor of the Progress Party

Feeling a lot lighter (and a little more elegant too), we take the same path as the one which we had trodden the day before to get (in time) to the Parliament, where we are met by Maria Hoff and Tord Lien. Maria works for the opposition's Progress Party (more info), of which Tord is an elected representative.


 They tour us around the Norwegian Parliament, whose construction took up 1/3 of the Norwegian national budget at the time it was constructed. The Assembly room looks to be very convivial: it helps to be not such a big country, less MPs are needed J.


 We sit down in Mrs Siv Jensen’s office, where we listen to six minutes of uninterrupted ringing while trying to hold a discussion. This is meant to remind all MPs that they are supposed to sign in at the Parliament’s session every day – and is disrupting enough in our opinion to make sure that they stop whatever they are doing to get out of their office and sign the presence sheet.
Mrs Jensen, who is the head of the Progress Party, answers to our questions on why she would like to see the Norwegian government develop a nuclear program based on a thorium fuel cycle. First “real interview” for us, and a good opportunity to get our film camera out and try to make something out of it!
After this very interesting encounter, we take our time to get to the airport by train (beautiful snowy landscapes)– and it seems that we should have hurried a little more, given that we were very close to not being able to register our luggage for Hamburg. We train our bargaining skills (which we guess will be quite useful in Africa) by negotiating our sandwiching lunch at all that’s left in our pockets, ie 91 NOK (formal price: 92 NOK).

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2 février : Journée Marathon à Stavanger

Dur lever pour Elodie qui s’est occupée jusque tard de notre hébergement allemand – avec les résultats que vous saurez dans la prochaine rubrique !

Michel nous fait découvrir par l’exemple l’emploi du temps norvégien : les 35h de travail hebdomadaires commencent tôt le matin et permettent de se retrouver en famille autour d’un repas dès 16h30, puis de se rendre à la salle de sport, au cours de yoga, à la réunion de quartier, chez le docteur, ou de prendre le temps de s’occuper des enfants, d’organiser la réunion mensuelle de ces amis qu’on retrouve depuis la maternelle (spécialité féminine) ou de prendre le temps de se reposer.

Parti à 6h45, Michel nous laisse les clés de son tank. Le temps de faire le plein de calories et d’arbitrer qui aura l’honneur de s’essayer au maniement du char, Blandine se met au volant sous la pluie (zut, on a oublié l’appareil photo ! argh, la porte est impossible à ouvrir avec les clés de secours dont Michel nous avait prévenues qu’elles demandaient un peu de douceur pour être efficaces ! saperlipopette - faut y aller …).

Quinze minutes plus tard, nous revoilà dans le hall d’entrée de Statoil, un poil plus présentables que la veille. C’est Christian Hvam le francophile qui nous accueille avant de nous amener au département ‘Nouvelles Energies’ où deux des trois membres de l’équipe ‘hydrogène’ nous expliquent les ambitions de Statoil dans ce domaine (voir bientôt la description du 'projet hydrogène').

Le 12 février :
Bravo les filles !
Avec vos commentaires , nous avons l'impressin de voyager avec vous !

Le 12 février :
on attend la suite avec impatience 10 jours de retard dans votre chronique           a plus

Le 14 février :
 J'ai limprésion de voyager avec vous
bon courage,
Je vous embrasse
Louis des Ecuyers

Le 20 mars, selon Blandine :
Décidément Louis, tu es notre plus fervent commentateur !
Merci de ta fidélité.

Blandine et Elodie

Le 24 mars, selon ilona :
vous etes vraiment fortes pour faireb ça

Le 24 mars, selon ilona :
bon courage
      c'est presque des vacances
                                                                           ilona

Le 26 mars, selon Blandine et Elodie :
Merci pour tes encouragements, ilona.

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31 janvier : Tournage de film et pause culturelle à Bergen

Après un réveil difficile (c’est une constante élodienne qu’imite sans trop de difficulté la fatigue blandinesque...), Blandine promet que ce jour ci sera le bon, i.e. que son rapport sera écrit dans la journée !
 Tandis qu’Ingjald et Elodie s’improvisent cinéastes dans les rues de Bergen, caméra au poing, Blandine avance les recherches pour notre séjour allemand – la logique de la veille ne pouvait en une nuit perdre toute rationalité !
 Le temps a fait une fois de plus preuve de constance (c’est pas pour rien que Bergen a cette année connu 84 jours de pluie ininterrompue ...): pluie donc, pour le malheur de la caméra et des petits doigts qui la manipulent. Nos deux compères passent en revue le centre historique, des Bryggen à « la rue la plus étroite de Bergen » (90 cm). Ingjald répète consciencieusement sa petite phrase de présentation : « je m’appelle Ingjald et je vais vous faire visiter Bergen ». Ce petit film est destiné aux enfants des écoles qui suivent notre périple : gageons qu’ils apprécieront les efforts de prononciation de leur guide du jour, pas encore tout à fait francophone (mais parfait anglo et germanophone) !
 
Avant de rentrer, pause culturelle au « Bergen Art Museum » histoire de s’initier à l’art norvégien et de découvrir notamment le peintre romantique Johan Christian Dahl (1788-1857), maître des paysages norvégiens. « S’il y a un peintre dont il faut se souvenir, que ce soit celui-ci », d’après Ingjald. On ne dénigrera pas le moyen mnémotechnique d’Elodie pour vous délivrer intact ce nom, grâce au rapprochement avec celui de notre cher Roal Dahl, maître de ses lectures d’enfance peuplées de sorcières et de chocolat...  
Nous rentrons enfin au bercail pour récupérer Blandine (dont le rapport aurait, souffle t-on, un peu avancé...) et repartir pour la gare routière avec notre chargement de mulet (sans les mulets : nous refusons de faire souffrir les animaux). Après nos adieux à Ingjald, départ du bus à 14h, direction Haugesund !

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31 janvier : Départ pour Utsira

Nous avons choisi le bus plutôt que la navette maritime pour des questions budgétaires, mais à notre grande joie de routardes bohémiennes (cf les sacs en plastique sur le sac à dos de Blandine), le bus emprunte un ferry pour 50 min. La traversée nous fait découvrir des paysages fantatisques, sur fonds de coucher de soleil... l’occasion de mettre à l’épreuve nos talents de photographes encore trop dissimulés J


 


Notre estomac criant famine, nous jettons notre dévolu sur une platrée nourrissante de « Lapskot », sorte de potée pour grand froid nordique. Pas des plus délicats ni fins, mais ô combien nourrissant... il faut bien substanter son petit bout de bonne femme !


 


Arrivées à la gare routière d’Haugesund, nous cherchons à rejoindre le port d’où nous embarquerons pour Utsira. Nous avons une bonne longueur d’avance (une heure et demie pour rejoindre le lieu dit) et décidons en conséquence de nous y rendre à pied, avec notre chargement de cosmonaute. Le petit détail que nous avions omis dans notre plan d’attaque était cependant qu’Haugesund n’est pas peuplée que d’ « autochtones » norvégiens et que demander son chemin peut se révéler une tâche ardue.


 


Explication : Haugesund, ville de départ de notre ferry, possède un vaste chantier naval dans lequel sont construits ferries et plateformes pétrolières. La Norvège (dont certains se plaignent du taux de chômage trop bas) importe de la main d’oeuvre non qualifiée. Le chantier naval regorge donc de travailleurs polonais. Aussi, lorsque nous demandons naïvement notre chemin en travaillant notre prononciation norvégienne du doux nom d’‘Utsira’ (essayez toutes les variantes d’accentuation des syllabes possibles, laissez traîner l’une ou l’autre des voyelles, rrRrrouler le R, aspirer le U, le prononcer peut-être ‘ou’ ...), nous comprenons - après avoir mis en cause notre élocution peu orthodoxe - que notre public est loin d’être norvégien et connaît très peu les environs. Elodie tente son russe sans beaucoup plus de succès (comment ça, le russe et le polonais n’ont rien à voir ?), et nous désespérons de trouver le lieu d’embarquement après avoir demandé notre route à tous les passants ... comprenez les travailleurs, étant donné qu’il est 18h et que c’est vraisemblablement l’heure de sortie de tout le chantier !


 


Après avoir rencontré un ingénieur, anglais cette fois-ci et qui nous assure que nous devons refaire le chemin en sens inverse, puis enfin un Norvégien (denrée rare dans cette contrée) prêt à nous emmener à bon port en voiture, Elodie finit par ouvrir son ordi devant une rangée de travailleurs ne comprenant goutte à ce que nous faisons dans les parages, afin de vérifier dans ses mails une bonne fois pour toute où se situe ce fichu port ! Hmm... comment dire, nous ne nous sentons pas des plus à l’aise, mais il le faut bien, notre bateau partant 45 min plus tard. Il s’avère qu’il nous manque 50 mètres pour arriver à bon port (hi hi hi), mais que l’absence de panneaux et notre avance horaire inhabituelle nous ont quelque peu désarmées. En face d’un magasin de pneus, au bout du chantier naval, dans un coin mal éclairé au pied des logements flottants des ouvriers, voilà l’endroit qu’il fallait reconnaître comme point de départ pour Utsira !


 


Il nous reste donc un petit ¾ d’heure à attendre, la nuit étant tombée depuis 17h et la chaleur s’étant fait la malle par la même occasion : comme vous pouvez le deviner, l’équipement gants-écharpe n’est point superflu ! Ces quelques minutes d’attente nous permettent de nous familiariser avec un Norvégien d’un genre nouveau, que nous nommerons par nécessité narrative Rolph, alias « le Viking ». Un bel homme d’1,90m, carrure de rugbyman toulousain, blond aux yeux bleus (of course) se dirige droit vers la porte dudit magasin de pneus en garant sportivement sa voiture à quelques mètres de nous.


 


Les gentes dames transies que nous sommes, assises à une table de pique-nique, toujours peu certaines d’être au bon endroit, lui demandent poliment confirmation du lieu de départ. Sans regard aucun pour ces faibles femmes, Rolph bougonne un « ya » avant de s’installer au chaud sous leurs yeux, d’allumer la télé et de sortir son casse-croûte. Une grande fenêtre et un delta de 20°C nous séparent. Blandine essaie par des mimiques diverses et variées de susciter sa pitié, pour qu’il nous prête (on peut toujours rêver) un coin de son échoppe pour nous abriter durant la dernière demie-heure... notre Viking ne bouge pas d’un poil, le regard alternativement vissé sur l’écran de télévision et sur ses sandwiches. Ce que nous nommerons « la galanterie viking »...


 
L’arrivée du bateau précédée de celle d’autres voyageurs nous délivre enfin de notre sort, qui nous vouait aux engelures et à l’hypothermie (comment cela, j’exagère ?). Nous grimpons dans le ferry et faisons connaissance par la même occasion avec Erik Frantzen, l’ingénieur d’Hydro venu d’Oslo en voiture pour nous faire visiter le complexe éolienne – hydrogène qui alimente en électricité 10 maisons de l’île d’Utsira.

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30 janvier : Bergen sous la pluie

Pour poursuivre sur notre initiation culinaire norvégienne, le petit déjeuner est local ce matin. A vrai dire, un petit mélange norvégien – allemand, proposant hareng mariné à base de vinaigre sucré, petit pain « Reybreg » (comprenez ‘rye bread’) à mi-chemin entre pain d’épice salé et pain complet, le tout assorti d’un brin de sucré pour ne pas trop assimiler notre petit déjeuner à un casse-croûte campagnard. La fatigue du départ se faisant un peu sentir (le marathon visa-billets d’avion-rdv-exams de Blandine-pharmacie ayant quelque peu fatigué ces gentes dames), le petit déjeuner a suivi un lever plus tardif que nos prévisions initiales. L’emploi du temps discuté la veille s’en trouve quelque peu modifié.


Il ne s’agit que d’une ressemblance tout à fait fortuite avec le mode de préparation de notre voyage : rien à voir avec notre trio organisationnel gagnant « prévisions détaillées / retard de circonstance / changement de programme s’adaptant au retard accumulé »... ne pas y voir non plus de lien avec un quelconque changement de programme de Blandine qui décide de déserter les rues de Bergen pour écrire un rapport, dead-line à J-14 ! Il s’agit bien, vous l’avez compris, d’un voyage « organisé », dont vous n’oserez point imaginer qu’il en devienne artistique par moment.


Alors que Blandine reste au chaud pour écrire théoriquement son rapport sur comment les enchères peuvent contribuer à améliorer la décision publique, Ingjald et Elodie bravent la tempête hivernale – comprendre le petit crachin breton, faute au changement climatique...- pour aller explorer la ville en commençant par son université. Anna, amie d’Ingjald, a effectué il y a quelques années un stage sur une hydraulienneque nous avions repérée lors de nos multiples recherches Internet. Faute de temps, nous n’avons pu nous rendre sur le lieu du projet. Une visite à Hammerfest, dans le grand (GRAND) Nord de la Norvège, était pourtant loin de nous déplaire, et tient, pour tout étranger aux contrées nordiques, de la poésie la plus complète : une apparition du roi soleil se réduisant à une peau de chagrin pendant la période hivernale, un vent glacial et une neige omniprésente.  Pour remédier à nos choix, une petite visite à Anna, dans un petit bureau douillet de l’université, s’imposait. L’entretien fut en réalité assez bref, puisque ladite Anna préféra nous mettre en rapport avec le porteur du projet... à Stavanger, où nous avions prévu de nous rendre quelques jours plus tard ! Ce n’en fut pas moins l’occasion pour Elodie de se familiariser avec ledit projet.


 Armés de bonne volonté, mais d’un parapluie manquant, nos deux compères bergenois font le tour des gares routières et maritimes pour résoudre l’énigme logistique de l’après Bergen (ou comment se rendre sur la petite île d’Utsira avant de rallier Stavanger), sans omettre la découverte de quelques spécialités locales. Les horaires en poche, l’estomac rassasié par un petit sandwich local, Ingjald initie Elodie au « Linie Aquavit », dont l’histoiremérite un petit développement.

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30 janvier : Des histoires d'alcool en Norvège et du « Linie aquavit »

L’alcool en Norvège est, paraît-il, assez populaire - ainsi qu’il se doit probablement dans tout pays où les longues périodes hivernales appellent au réchauffement du gosier. Sa consommation est aussi très encadrée : on ne peut l’acheter (fortement taxé) que dans des magasins d’état, où l’âge minimal de l’acheteur est strictement contrôlé (interdit aux moins de 16 ans).
Imaginez un étudiant, sans le sou, fêtard et n’imaginant pas passer sa soirée sans ce breuvage précieux. Que faire ? La solution est assez simple, dixit Ingjald : acheter en grande quantité de l’alcool à 90°, à diluer dans des jus divers et variés. On obtient un alcool à 50°, bon rapport ° / prix, qui n’est pas forcément des meilleurs, mais n’est-ce pas l’apanage de la jeunesse que de privilégier la quantité à la qualité ?
Le spectacle résultant est parfois peu tristus à voir, la modération dans l’alcool ne semblant pas être la spécialité des Norvégiens. Comprendre : il semble qu’ils boivent « pour boire ». A Stavanger, vers 22h, une jeune fille se roulait par terre sous la pluie, ses copains la regardant en essayant la remettre sur ses deux jambes. Explication donnée par notre hôte Michel : en Norvège, on est sobre – sauf quand on décide de boire. Faut faire les choses bien en somme !
Le « Linie aquavit » (soit : « ligne de l’Equateur »), sorte de vodka épicée, a une histoire tout à fait particulière... Règle d’or : elle ne peut être vendue en Norvège sous cette appellation qu’après avoir passé deux fois la ligne de l’Equateur. D’autres alcools ressemblant peuvent prendre le nom d’ « aquavit », mais le nom complet n’est réservé qu’à quelques bouteilles respectant cette tradition bien particulière, svp. Leur maturation en tonneau a lieu en partie dans la cale d’un bateau, faisant habituellement la navette Australie-Norvège pour divers transports de marchandises. Après avoir effectué la navette, l’étiquette de la bouteille exhibe avec fierté le nom du bateau et de son capitaine ! Et c’est bien le cas, ainsi qu’a pu le vérifier Elodie, notre auditrice du moment.
De retour à l’appart’, cheveux et jeans trempés, nous apprenons que Blandine a délaissé son rapport pour avancer la préparation de nos visites allemandes. « C’est beaucoup plus intéressant ! », question de logique. Le rapport attendra donc quelques jours de plus J  (merci Monsieur Ettinger !), et l’Allemagne connaît une préparation presque en avance par rapport à notre moyenne !
 Le soir, petite sortie resto suivi d’un bar à vin branché de la ville : découverte du « Bergen des djeuns »...

Le 19 juillet, selon Skygge :
L'alcool de + de 60° est interdit en Norvège et considéré comme possession de drogue dure...

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29 janvier : Réacteur à Thorium et séminaire de physique

Tôt levées, tard parties, nous voilà à l’Institut de Physique et Technologie de l’Université de Bergen. Un séminaire y est organisé sur le projet PEACE (Project of Energy Amplifier for a Clean Environment – ie réacteur sous-critique au Thorium alimenté en neutrons par une source de spallation couplée à un accélérateur de particules – pour plus de détails, voir lien vers page projet) et sous le titre ‘Future Nuclear Energy : Challenges, perspectives and prospects – may Norway have a role ?’

Nous assistons avec une trentaine d’élèves et professeurs à trois présentations en anglais expliquant le fonctionnement de l’amplificateur d’énergie né de la créativité de Carlo Rubia, chercheur au CERN et prix Nobel de physique, et développé par les physiciens du CERN – dont Yacine Kadi que nous avions rencontré la veille. Le professeur Dieter Röhrich avance dans sa présentation préliminaire quelques contre-arguments au développement de cette technologie, auquel il est répondu assez facilement par l’expert technique de la question, Yacine Kadi (arguments de Dieter Röhrich : les excursions de criticité ne pourraient être exclues, la source de neutrons rapides qu’est la cible de spallation pourrait être utilisée à des fins moins pacifiques, et si la gestion des déchets radioactifs semble facilitée, il reste à en démontrer la faisabilité).

Conclusion, après un sandwich à la cantine locale et une fructueuse discussion sur l’état du marché européen de l’électricité avec le directeur d’une agence de brokers d’électricité qui a fait scandale le jour de la commémoration des 20 ans de l’accident de Tchernobyl en proposant publiquement la construction d’un réacteur nucléaire en Norvège (dont on rappelle que toute l’électricité est aujourd’hui d’origine hydraulique) : l’heure du prototype est arrivée pour démontrer la faisabilité du système en en couplant les trois éléments principaux et en en étudiant le comportement en charge. Sera-t-il construit en Norvège, ou celle-ci se contentera-t’elle d’en exporter le minerai à consommer ? Question que nos scientifiques espèrent bientôt voir leurs politiques trancher.

Ce qui fut d’ailleurs semble-t-il le sujet des discussions du soir, à l’hôtel Bergen. Semble-t-il car si la matinée s’était heureusement déroulée en anglais, la table ronde du soir à l’hôtel Norge fut l’occasion pour chacun de démontrer son aisance d’orateur tant en norvégien qu’en suédois – les deux langues étant suffisamment proches pour que chacun, hors les deux françaises du fond,  se comprenne sans que traduction soit nécessaire.

Le 12 février :
J'imagine que vous êtes rentrées le soir après la table ronde à l'hôtel Bergen en norvégien et suédois la tête grosse comme une citrouille §

Le 14 février :
Vous avez bien dormi le lendemain ?
Bon courage ,
Louis des Ecuyers

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29 janvier : Raspabellach et purée de racine de choux

Post conférence à l'hôtel Norge.

C’est pas tout ça, mais c’est qu’il fait faim sous les tropiques bergenoises ! Ingjald en tête, notre trio de choc s’apprête à écumer les rayons du supermarché Rimi où les tubes de pâte à sandwich (goût saumon, crevette, bœuf, fromage, tomate …) sont sagement alignés sur des étagères pleine de subsistance assez onéreuse – la Norvège est un pays riche, ne l’oublions pas. Pour nous, ce sera pommes de terre, purée de racine de choux et Raspabellach. Ces derniers, aussi connus sous le nom de Kumler, sont des boulettes de pommes de terre râpées et farine, conservées dans de l’eau salée avant que d’être mangées bouillies. Assurer qu’elles sont fort goûtues trahirait un jugement erroné, mais il est très vrai qu’elles accompagnent avec grâce la purée de racine de choux. Merci le cook !

Une discussion instructive sur le système éducatif norvégien et quelques courriels plus tard, c’est la tête pleine de rudiments de physique nucléaire que nous sombrons dans les bras de Walkyries fort accueillantes.

Le 14 février :
C'est super tous ce que vous faîtes !!!!!!!
Amitié ,
Louis des Ecuyers

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28 janvier : Arrivée truitée à Bergen

Deux heures après notre départ d’Orly, atterrissage entre deux congères de glace et neige à l’aéroport de Bergen aux allures tranquilles de gare de province. La visa premier dégainée nous offre 2000 NOK qui nous permettent d’emprunter le Flybus, direction le centre ville. C’est aussi l’occasion de découvrir un bien malin porte monnaie, qui semble l’apanage des vendeurs de tickets pour transports en commun, et qu’on retrouvera quelques jours plus tard à la taille de « l’ Homme du ferry » lors de notre traversée d’Haugesund à la petite île d’Utsira (mais ça, c’est une autre histoire).

Parenthèse culturelle pendant que coule la route noire de l’aéroport à la ville, qui tranche sur les bas-côtés blancs saupoudrés de boue sur fond de ciel uniformément gris clair et dans un cadre de montagnes sombres parsemées de monochromes de Whiteman : le norvégien, qui semble pouvoir s’apprendre assez facilement sur des bases d’allemand mâtiné d’anglais, s’écrit en alphabet romain additionné de voyelles – voilà certainement ce qui permet d’offrir à la neige sinon les 99 noms du prophète, au moins de quoi faire une belle dentelle à Noel. On y trouve en effet des O barrés, des A à rond, des O et des U à tréma, et des J en guise de double i.

Comme dans Ingjald, le nom de notre guide – infirmier – garde du corps – cuisinier – traducteur – réveil-matin – professeur d’histoire – hôte – tavernier – syndicaliste – papa-poule à Bergen. Sitôt abandonné le conducteur polyglote du bus (ils parlent tous anglais!), nous fonçons aussi vite que nous le permettent nos bosses dorsales et ventrales à l’hôtel Norge du centre ville, où une réceptionniste affable et blonde offre à nos volumineux sacs le gîte pour les six quarts d’heure que nous avions à faire durer dans l’attente de notre correspondant Bergensar (et non, on ne dit pas Berguenite …). Juste le temps de prendre la mesure de la douceur humide locale, et nous découvrons un jeune homme aux 24 ans blond-roux, au sourire avenant, à l’anglais impeccable et à l’enthousiasme inextinguible. Quelques instants plus tard, nous voilà confortablement installées dans le salon de sa collocation bien tenue, une bière à la main et les oreilles grandes ouvertes à la narration du modèle social scandinave par un jeune homme politiquement engagé.

Nous passons ensuite la soirée au ‘Naboen’ où nous dînons d’une truite et d’un filet de cabillaud un poil trop jeune paraît-il bien qu’un vin espagnol fruité donne un peu plus de maturité, en l’instructive compagnie non seulement d’Ingjald, mais du professeur Egil Lillestøl et de son collègue et ami français Yacine Kadi, chercheur au CERN (Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire). On s’y étourdit de fonctionnement abrégé de réacteur, de nouvelle technologie solaire à sel fondu (dont on espère bien vous faire en Espagne une description complète), de politique industrielle énergétique, d’enjeux politico-scientifiques, d’anecdotes physiciennes, dans une atmosphère chaleureuse qui vit voler le temps de cette soirée. C’est que le lendemain, journée sérieuse, a lieu le séminaire de l’Energy Forum ( organisé par l’Institut de Physique et Technologie de l’université de Bergen où enseigne le professeur Lillestøl.

Le 12 février :
très intéressant, j'ai appris des tas de choses !
Bravo , bon courage et bonne chance

Le 14 février :
Le 14 février
J'ai apris plein de chose
bon courage
Louis des Ecuyers

Le 20 mars, selon Blandine :
Coucou Louis, merci pour tous tes messages d'encouragement !
Blandine et Elodie

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28 janvier : Ingjald Pilstog

Ingjald Pilstog, 24 ans, étudie la physique atomique à l’Université de Bergen, dont il est membre du conseil d’administration étudiant. En Norvège, les syndicats étudiants sont très influents. Ingjald a pendant un an fait partie de la représentation étudiante nationale à Oslo, composée de cinq étudiants élus et aidés de quatre secrétaires, qui peut être consultée par le gouvernement sur toute question ayant trait à l’éducation supérieure, et doit l’être dans certaines conditions prévues par la loi. Ils ont une responsabilité financière importante dans la gestion de la vie étudiante de leurs membres (aides au logement en particulier) et sont des interlocuteurs écoutés des gestionnaires académiques.

Ingjald a la curiosité d’autrui, et le goût de la chose politique. Il a ainsi passé plusieurs mois à Heidelberg dans le cadre du programme Erasmus. Espérant bientôt pouvoir se mettre un sujet de thèse précis sous le nez, Ingjald met son expérience politique au service de son professeur Egil Lillestøl, embarqué dans une campagne de publicité technologique sans précédente en Norvège.

Le 12 février :
Merci de nous faire partager vos découvertes .
J'ai appris pas mal de choses sur la estudiantine en Norvège .
Bonne continuation et bonne chance

Le 14 février :
La norvège c'est très intèrésant,
Bravo, j'ai apris plein de chose,
Je vous embrases,
Louis des Ecuyers
 

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